samedi 24 mai 2008

J.A. Pourtier, Mékong*.

Il tenait au Laos avec cette passion que reconnaîtront ceux qui ont vécu sous la lumière de ce ciel. Il en aimait la nature, les femmes, le silence, l'atmosphère...
Son métier est de ne rien penser par lui-même et son mérite de ne rien dire comme il le pense.
Si la nature tropicale provoque de vives exaltations, elle énerve rapidement les forces naturelles ou humaines. L'abondance de sa sève crée de gigantesques forêts et les transforme aussitôt en immenses foyers de corruption et de fièvres. Elle enivre l'homme et, au même moment, l'amollit. C'est pour résister à son pouvoir maléfique que la sagesse de l'immobilité est devenue la religion des peuples qui l'habitent.

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