Ici, tout est lyrique, pauvre et beau. Seule la misère
des hommes est terrible. Mais ces hommes sont si forts qu’ils parviennent à
créer de la beauté au sein de cette misère.
samedi 30 mars 2013
Winston Churchill, Mémoires de guerre 1919-1941**.
Les journaux, selon leur habitude, se faisaient l’écho
fidèle ou amplifié des opinions dominantes.
En 1935, la France, sans l’aide de ses anciens alliés,
aurait pu envahir et réoccuper l’Allemagne, pratiquement sans livrer de combat
majeur. En 1936, son écrasante supériorité ne faisait toujours aucun doute.
Nous savons … qu’il en était encore de même en 1938 …… nous nous dirigeâmes vers l’abri qui nous était assigné, armés d’une bouteille de cognac et d’autres remontants thérapeutiques appropriés.
Le pouvoir qui n’a pour but que d’exercer une autorité sur ses semblables ou d’ajouter à sa gloire personnelle est à bon droit jugé méprisable.
Alexandre Radichtchev, Voyage de Pétersbourg à Moscou.
Désormais, vous avez atteint le temps où, comme l’on dit,
la raison détermine ce qui se fait et ce qui ne se fait pas …
Faites travailler votre esprit en vous exerçant à la
lecture, à la réflexion, à l’étude de la vérité … et la raison gouvernera votre
volonté et vos passions.L’excès dans la passion mène à la ruine ; l’absence de passion mène à une mort morale.
mercredi 6 mars 2013
Virginia Woolf, Orlando*.
Browne s’était entiché de poésie en prose : on se
fatigue vite de pareilles absurdités.
… notre esprit, quelle fantasmagorie, quel lieu de choses
disparates !Ecrire de la poésie n’était-ce pas une transaction secrète … ? Tout ce bavardage, par suite, ces louanges et ces blâmes …avaient aussi peu de rapport que possible avec la chose vraie…
Haruki Murakami, au sud de la frontière, à l'ouest du soleil*.
C’est elle qui m’apprit, en me prenant la main, qu’il
existait bel et bien un lieu de plénitude au cœur même de la réalité.
C’est simple : tout ce qui a une forme finit par
disparaître, mais certaines pensées laissent des traces éternelles.On aurait dit qu’en fermant les yeux elle était partie déposer un fardeau, très loin, et qu’elle était revenue sans.
jeudi 14 février 2013
jeudi 27 décembre 2012
Frédéric Mitterrand, La mauvaise vie**.
"Quand on a cessé de plaire il ne faut pas déplaire"
... un de ces petits poseurs bien dans l'air du temps qui prennent tout à la dérision et traitent tout le monde avec une complicité vulgaire que je ressens à chaque fois comme une insulte...
... un de ces petits poseurs bien dans l'air du temps qui prennent tout à la dérision et traitent tout le monde avec une complicité vulgaire que je ressens à chaque fois comme une insulte...
dimanche 23 décembre 2012
Agatha Christie, The Mysterious Affair At Styles***.
"... Imagination is a good servant, and a bad master. The simplest explanation is always the most likely."
"... If the fact will not fit the theory - let the theory go."
"A good conscience makes a sound sleeper,"
"Instinct is a marvellous thing,"... "It can neither be explained nor ignored."
"... If the fact will not fit the theory - let the theory go."
"A good conscience makes a sound sleeper,"
"Instinct is a marvellous thing,"... "It can neither be explained nor ignored."
dimanche 25 novembre 2012
Marguerite Yourcenar, Les mémoires d'Hadrien***.
Esprit sec, il m'apprit à préférer les choses aux mots, à me méfier des formules, à observer plutôt qu'à juger.
Je commençais à avoir ma légende, ce reflet miroitant, bizarre, fait à demi de nos actions, à demi de ce que le vulgaire pense d'elles.Je ne savais pas que la douleur contient d'étranges labyrinthes, où je n'avais pas fini de marcher.
... toute tolérance accordée aux fanatiques leur fait croire immédiatement à de la sympathie pour leur cause ...
Aucun peuple, sauf Israël, n'a l'arrogance d'enfermer la vérité tout entière dans les limites étroites d'une seule conception divine ...
... la possibilité de jeter le masque en toutes choses est l'un des rares avantages que je trouve à vieillir...
dimanche 11 novembre 2012
Jean-Denis Bredin, L'affaire***.
Bernard Lazare, observe, regrette, la passivité générale des Juifs français : "Il y en a un grand nombre qui ont gardé des persécutions anciennes une déplorable habitude : celle de recevoir des coups et de ne pas protester, de plier l'échine, d'attendre que l'orage passe, et de faire les morts pour ne pas attirer la foudre."
L'impôt sur le revenu, c'était la voie ouverte à l'inquisition, au collectivisme !
Il semblait au contraire distant, presque détaché, placé au-dessus des destins ordinaires ...
Acceptant la grâce, permettant l'amnistie, Dreyfus a révélé qu'il n'avait pas la taille de Dreyfus.
Telle est peut-être l'ambiguïté de ce peuple, de culture latine, de tradition catholique, frileusement attaché à ses coutumes, à son héritage, fanatique, intolérant, résolument hostile à tout ce qui est différent, toujours avide de punir, de réprimer; et aussi secoué de grandes émotions, vite porté par l'élan de la liberté, capable un jour de fusiller l'innocent, un autre de se faire fusiller pour l'innocent.
jeudi 4 octobre 2012
Heinrich H. Houben, Christophe Colomb 1447-1506***.
samedi 29 septembre 2012
Christopher Browning, Des hommes ordinaires***.
Le véritable « dormeur » est plutôt l’individu
d’exception, capable de résister à l’autorité et de revendiquer son autonomie
morale, mais qui est rarement conscient de sa force cachée jusqu’au moment où
il lui faut la mettre à l’épreuve.
La responsabilité humaine est en définitive du domaine de
l’individu.
Daniel Defoe, La vie, les aventures et les pirateries du Capitaine Singleton**.
La nécessité est un éperon pour l’ingéniosité ; elle
engendre l’invention.
- … Ceux qui ne pensent jamais à la mort meurent souvent
sans y avoir pensé.
- C’est parce que les hommes vivent comme s’ils ne devaient
jamais mourir que tant meurent avant de savoir comment il faut vivre.
mardi 14 août 2012
Marti Leimbach, The Man From Saigon*.
vendredi 10 août 2012
samedi 7 avril 2012
Jean Hougron, L'homme de proie.
... mon grand défaut, cette naïve confiance de gros bavard qui m'avait valu tant d'ennuis.
Il riait. Il était très pessimiste et plutôt gai, un mélange qui n'est pas mauvais, un signe assez bon chez l'homme, je l'avais appris.
Je suis de ceux qui croient que les choses s'arrangent souvent d'elles-même, que c'est la nature qui guérit et non les remèdes.
Il avait la douceur et la grande bonté que j'avais souvent vue chez les hommes de ce peuple, et cette infinie patience de ceux qui raccommodent inlassablement les accrocs de la vie.
... tu prévois toujours le pire, tu ne crois jamais que c'est gagné d'avance. Toi, il n'y a que dans la panade que tu te défends bien, comme tous les combatifs.
samedi 10 mars 2012
Emile Zola, Germinal***.

"... Il avait le mépris des beaux parleurs, des gaillards qui entrent dans la politique comme on entre au barreau, pour y gagner des rentes, à coups de phrase."
"... Oui, cela est bon qu'elle soit morte, il naîtra des héros de son sang, et moi, je n'ai plus de lâcheté au coeur..."
... et ces deux hommes qui se méprisaient, l'ouvrier révolté, le chef sceptique, se jetèrent au cou l'un de l'autre, sanglotèrent à grands sanglots, dans le bouleversement profond de toute l'humanité qui était en eux.
mardi 21 février 2012
Rithy Panh et Christophe Bataille, L"élimination***.
Je reviendrai sur le sentiment contemporain que nous sommes tous des bourreaux en puissance. Ce fatalisme empreint de complaisance travaille la littérature, le cinéma et certains intellectuels... Pour ma part, je crois aux faits et je regarde le monde. Les victimes sont à leur place. Les bourreaux aussi.
J'étais sans famille. J'étais sans nom. J'étais sans visage. Ainsi j'étais vivant, car je n'étais plus rien.
"... Etre stoïque, c'est s'oublier pour une juste cause..."
Dire la vérité, puis mourir, c'est cheminer vers les hommes.
Duch est à sa place. Nul ne peut la prendre.
lundi 13 février 2012
dimanche 12 février 2012
vendredi 10 février 2012
Alexis Jenni, L'art français de la guerre.
lundi 6 février 2012
vendredi 30 décembre 2011
mercredi 23 novembre 2011
Stephen Crane, The Red Badge Of Courage**.
... the impulse of the living to try to read in dead eyes the answer to the Question.
For some moments he could not flee, no more than a little finger can commit a revolution from a hand.
For some moments he could not flee, no more than a little finger can commit a revolution from a hand.
dimanche 6 novembre 2011
samedi 15 octobre 2011
François Bizot, Le silence du bourreau**.
J'assumais sereinement cette volonté de partir loin, comme une exigence naturelle, dans l'un de ces pays inconnus que chacun porte en soi ...
... des ermites de villages ... de cette impérissable aptitude à tirer intérêt des heures, à passer dans l'art d'étirer le temps, et d'en gommer les tensions.
Mon expatriation au Cambodge avait d'abord procédé d'une forme d'insociabilité mêlée à un très vif désir de dépaysement ...
... puis nous repartîmes sans nous étendre sur le sort du gamin. J'avais déjà entendu ce silence.
Les lois ne parviennent à consoler personne quand nos larmes sont du ressort de la chair.
... j'avais rencontré un jeune homme, à l'époque où il était un révolutionnaire en herbe, qui avait reçu progressivement, sous le regard des siens, une mission, qu'il s'en était acquitté de manière effrayante mais avec un grand sérieux ...
... des ermites de villages ... de cette impérissable aptitude à tirer intérêt des heures, à passer dans l'art d'étirer le temps, et d'en gommer les tensions.
Mon expatriation au Cambodge avait d'abord procédé d'une forme d'insociabilité mêlée à un très vif désir de dépaysement ...
... puis nous repartîmes sans nous étendre sur le sort du gamin. J'avais déjà entendu ce silence.
Les lois ne parviennent à consoler personne quand nos larmes sont du ressort de la chair.
... j'avais rencontré un jeune homme, à l'époque où il était un révolutionnaire en herbe, qui avait reçu progressivement, sous le regard des siens, une mission, qu'il s'en était acquitté de manière effrayante mais avec un grand sérieux ...
vendredi 16 septembre 2011
mardi 16 août 2011
Emile Zola, La curée***.
... la Ristori, qui faisait alors courir tout Paris, et à laquelle la mode leur commandait de s'intéresser ...
" Elle n'est pas mal, n'est-ce pas ? Je veux la "faire" pour ce soir."
" Elle n'est pas mal, n'est-ce pas ? Je veux la "faire" pour ce soir."
vendredi 12 août 2011
William T. Vollmann, Le livre des violences.
Ce dont je suis le plus fier (Khun Sa), c'est d'avoir fait de mon mieux pour protéger mon peuple.
jeudi 4 août 2011
mercredi 27 juillet 2011
Jacques Lanzmann, Le têtard*.
C'est beau, une guerre, quand on la regarde dans les livres de classe. C'est beau et ça fait éclater les choses, et moi, les choses, je ne les voulais plus comme elles étaient.
La guerre n'a pas son pareil pour changer les gens, la guerre c'est comme quand on est gravement malade. Du fond de son lit, du fond de la guerre, on voit la vie dans son ensemble.
La guerre n'a pas son pareil pour changer les gens, la guerre c'est comme quand on est gravement malade. Du fond de son lit, du fond de la guerre, on voit la vie dans son ensemble.
vendredi 8 juillet 2011
Kenneth Cook, Le vin de la colère divine**.
... il m'apparaît qu'en ce bas monde, un homme sain d'esprit n'a d'autre choix que de devenir fou.
Mais l'Eglise a toujours enseigné qu'il était admissible de participer à une guerre juste.
Mais l'Eglise a toujours enseigné qu'il était admissible de participer à une guerre juste.
vendredi 10 juin 2011
Norodom Sihanouk, Prisonnier des Khmers rouges***.
J'admire le maréchal Kim Il Sung, ce qu'il fait pour son peuple et pour la jeunesse.
"Leur arrivée (les Khmers rouges) au pouvoir chez nous c'est traduite par deux millions de morts parmi les Khmers innocents ... pire encore par la perte peut-être irrémédiable de notre indépendance au profit des Viets." A ce jugement d'un homme du peuple ... je ne vois rien à ajouter.
vendredi 6 mai 2011
mardi 3 mai 2011
dimanche 13 mars 2011
mardi 8 février 2011
Emile Zola, L'assommoir***.
Sa tranquillité d'abord; le reste, elle s'en battait l'oeil.
... le sentiment chez les personnes mûres a toujours des racines plus profondes.
lundi 31 janvier 2011
Alan Watts, L'esprit du Zen.
... l'objet du Zen consiste à diriger notre attention sur la réalité et non sur nos réactions intellectuelles et émotionnelles à cette réalité ...
... il s'aperçoit que la souffrance inhérente à l'homme procède de son envie d'enfermer le vent ...
Le taoïste et l'adepte zen dirige son attention sur une chose au moment où elle se présente à lui et l'achève, avant de se tourner vers la suivante. Il évite ainsi les allées et venues inutiles, les tracas quant au passé et à l'avenir, qui entravent la réussite de l'activité en cours.
dimanche 30 janvier 2011
Jim Harrison, Dalva.


Il m'a dit que si je visitais un jour l'Espagne, ou Florence en Italie, je comprendrais à quel niveau de turpitude et de bêtise étaient tombés les Etats-Unis.
Tout ce qu'il nous avait jamais dit de la Première Guerre Mondiale, c'était qu'il y avait perdu la foi car il existait des horreurs qui dépassaient la religion et la rendaient caduque.
Un psychiatre m'a un jour conseillé de me concentrer sur l'univers physique quand un tourbillon vertigineux s'emparait ainsi de mon esprit.
jeudi 20 janvier 2011
Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains**.
Mais finalement, au jour de sa mort, on est désespérément réduit à ses actes. Chaque être n'est plus que la somme de ses produits et toutes ses virtualités s'évanouissent ...Il n'y a qu'une chose intéressante dans la vie, c'est de créer.
J'ai horreur de l'air de certitude de la jeunesse. Certitude de quoi ? Les jeunes sont les nouveaux riches de la vie : comme eux prétentieux, gaspilleurs et ostentatoires.
" ... Quand on a compris avec l'intelligence que toute perte est une libération, on est un philosophe." Charles Morgan dans Fontaine.
Se dégoûter d'une habitude, c'est l'avoir mal choisie.
Je préfère Einstein au Christ. Il représente une humanité qui s'assume pleinement en face d'une humanité qui s'humilie et s'efface en Dieu.
Je crois que d'écrire un beau vers qui veuille dire autre chose que la somme de ses mots est une joie qui vous apparente aux dieux.
En math comme dans la vie, l'inconnue, voilà l'ennemi !
lundi 20 décembre 2010
Inderjit Badhwar, La chambre des parfums*.
Si vous ne pouvez vous résigner à ne pas croire en Dieu, doutez au moins de son existence.
Une douzaine d'années après que les Britanniques eurent évacué le territoire (l'Inde), leur sous-culture continuait à faire, chez nous, la pluie et le beau temps.
Elle lui pardonnait tout avec tant d'indulgence, comme les enfants pardonnent à Dieu avant de finir par comprendre que c'est aussi le diable.
samedi 20 novembre 2010
Hubert Monteilhet, Les bouffons*.
… Malesherbes a dû se dire que la tyrannie des rois, qui lui avait permis d’œuvrer à leur perte, était peu de chose à côté de celle des peuples.Les grands tyrans ne valent pas cher, mais les petits sont la lie de la profession. Et plus la fraction de puissance publique est faible, plus l’homme est tenté d’en abuser.
Louis XVI ne suivait que les mauvais avis, qu’il faisait exécuter de travers, après y avoir réfléchi trop longtemps.
… Napoléon, qui se méfiait des désintéressés en raison de leur esprit d’indépendance …
- Ce sont les hommes qui font l’histoire, comme les vaches chient dans les prés. On ne sait jamais où va tomber la bouse. »
Saint-Just avait l’air ailleurs, songeant sans doute à ce qu’on dirait de lui dans deux ou trois cents ans , comme s’il importait au requin de laisser des traces dans la mer.
lundi 8 novembre 2010
Stephen Koch, Adieu à l'amitié**.
samedi 28 août 2010
Henry David Thoreau, "Je vivais seul, dans les bois".

Vie d'insensé, ils s'en apercevront en arrivant au bout ...
Car les améliorations apportées par les siècles n'ont eu que peu d'influence sur les lois essentielles de l'existence de l'homme : de même que nos squelettes, probablement, n'ont pas à se voir distingués de ceux de nos ancètres.
Travaillerons-nous toujours à nous procurer davantage, et non parfois à nous contenter de moins ?
Pour les pyramides, ce qu'elles offrent surtout d'étonnant, c'est qu'on ait pu trouver tant d'hommes assez avilis pour passer leur vie à la construction d'une tombe destinée à quelque imbécile ambitieux, qu'il eût été plus sage et plus mâle de noyer dans le Nil pour ensuite livrer son corps aux chiens.
mercredi 25 août 2010
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