jeudi 27 décembre 2012

Frédéric Mitterrand, La mauvaise vie**.

"Quand on a cessé de plaire il ne faut pas déplaire"
... un de ces petits poseurs bien dans l'air du temps qui prennent tout à la dérision et traitent tout le monde avec une complicité vulgaire que je ressens à chaque fois comme une insulte...

dimanche 23 décembre 2012

Agatha Christie, The Mysterious Affair At Styles***.

"... Imagination is a good servant, and a bad master. The simplest explanation is always the most likely."
"... If the fact will not fit the theory - let the theory go."
"A good conscience makes a sound sleeper,"
"Instinct is a marvellous thing,"... "It can neither be explained nor ignored."

dimanche 25 novembre 2012

Marguerite Yourcenar, Les mémoires d'Hadrien***.

Esprit sec, il m'apprit à préférer les choses aux mots, à me méfier des formules, à observer plutôt qu'à juger.
Je commençais à avoir ma légende, ce reflet miroitant, bizarre, fait à demi de nos actions, à demi de ce que le vulgaire pense d'elles.
Je ne savais pas que la douleur contient d'étranges labyrinthes, où je n'avais pas fini de marcher.
... toute tolérance accordée aux fanatiques leur fait croire immédiatement à de la sympathie pour leur cause ...
Aucun peuple, sauf Israël, n'a l'arrogance d'enfermer la vérité tout entière dans les limites étroites d'une seule conception divine ...
... la possibilité de jeter le masque en toutes choses est l'un des rares avantages que je trouve à vieillir...

dimanche 11 novembre 2012

Jean-Denis Bredin, L'affaire***.

Bernard Lazare, observe, regrette, la passivité générale des Juifs français : "Il y en a un grand nombre qui ont gardé des persécutions anciennes une déplorable habitude : celle de recevoir des coups et de ne pas protester, de plier l'échine, d'attendre que l'orage passe, et de faire les morts pour ne pas attirer la foudre."
L'impôt sur le revenu, c'était la voie ouverte à l'inquisition, au collectivisme !
Il semblait au contraire distant, presque détaché, placé au-dessus des destins ordinaires ...
Acceptant la grâce, permettant l'amnistie, Dreyfus a révélé qu'il n'avait pas la taille de Dreyfus.
Telle est peut-être l'ambiguïté de ce peuple, de culture latine, de tradition catholique, frileusement attaché à ses coutumes, à son héritage, fanatique, intolérant, résolument hostile à tout ce qui est différent, toujours avide de punir, de réprimer; et aussi secoué de grandes émotions, vite porté par l'élan de la liberté, capable un jour de fusiller l'innocent, un autre de se faire fusiller pour l'innocent.


jeudi 4 octobre 2012

Heinrich H. Houben, Christophe Colomb 1447-1506***.


Enfin vint le jour qu'a rendu célèbre le poème ("Trois jours, leur dit Colomb, et je vous donne un monde").

samedi 29 septembre 2012

Christopher Browning, Des hommes ordinaires***.


Le véritable « dormeur » est plutôt l’individu d’exception, capable de résister à l’autorité et de revendiquer son autonomie morale, mais qui est rarement conscient de sa force cachée jusqu’au moment où il lui faut la mettre à l’épreuve.
La responsabilité humaine est en définitive du domaine de l’individu.

Monique Bourin & Michel Parisse, L'Europe de l'an Mil**.


Daniel Defoe, La vie, les aventures et les pirateries du Capitaine Singleton**.


La nécessité est un éperon pour l’ingéniosité ; elle engendre l’invention.
- … Ceux qui ne pensent jamais à la mort meurent souvent sans y avoir pensé.
- C’est parce que les hommes vivent comme s’ils ne devaient jamais mourir que tant meurent avant de savoir comment il faut vivre.

mardi 14 août 2012

Marti Leimbach, The Man From Saigon*.


... he doesn't know enough about the French to understand their particular enthusiasm when it comes to food.

samedi 7 avril 2012

Jean Hougron, L'homme de proie.

... mon grand défaut, cette naïve confiance de gros bavard qui m'avait valu tant d'ennuis.
Il riait. Il était très pessimiste et plutôt gai, un mélange qui n'est pas mauvais, un signe assez bon chez l'homme, je l'avais appris.
Je suis de ceux qui croient que les choses s'arrangent souvent d'elles-même, que c'est la nature qui guérit et non les remèdes.
Il avait la douceur et la grande bonté que j'avais souvent vue chez les hommes de ce peuple, et cette infinie patience de ceux qui raccommodent inlassablement les accrocs de la vie.
... tu prévois toujours le pire, tu ne crois jamais que c'est gagné d'avance. Toi, il n'y a que dans la panade que tu te défends bien, comme tous les combatifs.

samedi 10 mars 2012

Emile Zola, Germinal***.

"... Il avait le mépris des beaux parleurs, des gaillards qui entrent dans la politique comme on entre au barreau, pour y gagner des rentes, à coups de phrase."
"... Oui, cela est bon qu'elle soit morte, il naîtra des héros de son sang, et moi, je n'ai plus de lâcheté au coeur..."
... et ces deux hommes qui se méprisaient, l'ouvrier révolté, le chef sceptique, se jetèrent au cou l'un de l'autre, sanglotèrent à grands sanglots, dans le bouleversement profond de toute l'humanité qui était en eux.

mardi 21 février 2012

Rithy Panh et Christophe Bataille, L"élimination***.

Je reviendrai sur le sentiment contemporain que nous sommes tous des bourreaux en puissance. Ce fatalisme empreint de complaisance travaille la littérature, le cinéma et certains intellectuels... Pour ma part, je crois aux faits et je regarde le monde. Les victimes sont à leur place. Les bourreaux aussi.
J'étais sans famille. J'étais sans nom. J'étais sans visage. Ainsi j'étais vivant, car je n'étais plus rien.
"... Etre stoïque, c'est s'oublier pour une juste cause..."
Dire la vérité, puis mourir, c'est cheminer vers les hommes.
 Duch est à sa place. Nul ne peut la prendre.

vendredi 10 février 2012

Alexis Jenni, L'art français de la guerre.


Rarement rien lu d'aussi ennuyeux ! Personnages sans envergure ! Paysages sans couleur ! Mêmes les passages ayant pour cadre l'Indochine sont ternes ! C'est un tour de force de réussir à ennuyer un lecteur en faisant évoluer ses personnages en Asie du sud-est. M. Jenni a besoin de mieux s'imprégner de cette partie du monde car, visiblement, il n'y est jamais allé ou il n'y a rien compris ! J'ai déposé les armes à la page 373. C'est le deuxième livre que j'arrête en cours de lecture. L'autre était Les bienveillantes de Littel pour sa violence inouie. Un autre Goncourt !