samedi 31 juillet 2010

Denis Bertholet, Claude Lévi-Strauss.

Il estime désormais que les jugements politiques sont épidermiques et dénués de la moindre rigueur.
La technique américaine du bonheur fait appel à l'enfant qui sommeille en tout homme.
Lévi-Strauss hasarde l'hypothèse que l'humanité depuis qu'elle existe n'a jamais progressé, mais qu'elle s'est simplement mesurée à des objets nouveaux.
Le progrès des uns s'est fait au prix de la destruction des autres. L'Occident n'est développé que parce qu'il a lui-même créé, "par la violence, l'oppression et l'extermination", ce qu'on appelle le sous-développement.
... c'est à l'époque de la révolution néolithique ... que l'homme s'est donné les conditions de vie les plus équilibrées. Il a trouvé le juste milieu entre l'insécurité du paléolithique et les dévastations de l'ère industrielle.
Lévi-Strauss répète inlassablement que l'homme est en train de détruire son environnement et qu'il finira par se détruire lui-même, s'il ne cesse de se prendre pour le roi de la création et de traiter la nature et les autres espèces vivantes comme des capitaux à exploiter ou des travers à corriger.
... l'anarchie de droite ... le projet d'une société autorégulée, dans laquelle l'ordre émanerait du principe de responsabilité plutôt qu'il ne découlerait de celui d'autorité.
... il se demande si Gobineau n'avait pas raison, quand il disait "que nous allions vers une homogénéisation totale, de pair avec une sorte d'abêtissement, également total".
... l'univers a cessé de tourner autour de l'homme, comme il a cessé jadis de tourner autour de la terre.

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