vendredi 5 février 2010

Dane Cuypers, Tourments et merveilles*.


"A soixante-dix ans, dit Jean Mascolo, elle parlait encore du Viêtnam, du Cambodge : son imaginare, c'était toujours là."
Bizot : "Quand on prend conscience de cette terrible capacité qui nous habite tous ... alors on prend peur. Et c'est de soi-même qu'on a peur."
Par-dessus tout, il ne trichait jamais, ni avec lui-même ni avec les autres, ce qui en faisait un homme (Bizot) difficile, amer, solitaire (...).
Ponchaud : "Ce procès n'intéresse que l'élite intellectuelle de Phnom Penh et surtout les Occidentaux. Dans les campagnes, ce qu'on veut c'est manger et survivre..."
Qu'est-ce que ce procès, trente ans après, qui va juger une poignée de vieillards ? Quel jeu joue le gouvernement dont on sait bien qu'il nourrit d'anciens khmers rouges - le Premier ministre Hun Sen, le président du Sénat, Chea Sim, et celui de l'Assemblée, Heng Samrin...
Le Cambodge, c'est un des pays que j'aime le plus et que j'aurai compris le moins. Jean Lacouture
Bizot : "Pour la première fois je voyais des gens à qui j'avais envie de ressembler." Le Cambodge lui apprend ni plus ni moins à vivre : les gestes des paysans, les chefs de monastère, les vieillards, la façon de mourir, la musique, tout l'émerveille.
(Livre remarquablement écrit. On pardonne à l'auteur quelques clichés et lieux communs.)

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