mardi 30 juin 2009

Cicéron, Le bonheur*.

... c'est là l'homme véritablement heureux : rien de ce qui peut arriver à l'homme ne lui paraît ni assez intolérable pour abattre son âme, ni assez heureux pour la transporter.
Il jette sur le monde un regard si pénétrant qu'il aperçoit toujours une demeure possible, un lieu où vivre sans chagrin ni angoisse, capable ainsi, quelque malheur que le sort lui envoie, de s'arranger de lui et de le supporter sans y perdre sa tranquillité.
... quand elle affirme que l'excès, de tristesse ou de joie, provient toujours d'une erreur de jugement. Erreur que d'ailleurs le temps se charge à lui seul de dissiper, même chez ceux qui déraisonnent ...
Ce que nous entendons quand nous parlons d'une grande âme, d'une âme forte et courageuse, c'est une âme équilibrée, en repos, solide, et qui sait dominer tous les hasards de la vie. Une telle âme ne peut appartenir à un homme qui s'afflige, craint, désire ou délire de joie ...
Il n'est aucune histoire si terrible, aucun accident du sort,
Aucun malheur envoyé par la colère divine
Dont la nature humaine, par la patience, ne puisse venir à bout.
(Oreste d'Euridpe)


Aucun commentaire: