
L'anxiété déstabilise mon esprit et me fait imaginer des choses terribles.
Des buffles au regard nostalgique, immobiles en bordure de route, nous observent paisiblement. Chez les khmers, on dit que leurs yeux remplis de larmes trahissent le regard plein de compassion du Bouddha envers la souffrance des êtres humains.
C'était avant tout un poète ; dans les heures oisives des après-midi chaudes, je le voyais plongé dans sa solitude d'artiste dont j'enviais la familiarité. De ses écrits, des volumes entiers dorment dans la poussière des casiers de son beau bureau.
Comme grand-mère, il est un immense fleuve de compassion, une montagne s'élevant au-dessus des soucis de ce monde.
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